

Prix TTC :25,00 €
Format : A4
Pagination : 208p.
Isbn : 9786199384107
Thème : Fin de l'URSS, traffic d'art, komunalka
Rayon librairie : Bande dessinée
Dilicom/ CLIL : 3775
Apostasia a mis 4 ans à naître, ce dessin a été le premier que Gleb m'a envoyé après avoir lu le roman grâce à une traduction Google, il ne parlait pas le français, que le russe. C'était en automne 2021. Il habitait alors à Saint
Petersbourg et moi à Moscou.
Gleb a été intéressé par la période durant laquelle se situe l'histoire, le Moscou du début des années 90, l'époque du chaos qui a suivi la chute de l'URSS, une époque qu'il n'a pas connue mais dont il vivait les conséquences.
Il m'envoyait les premières pages par Telegram, on était au printemps 2022. Il a quitté Moscou pour Belgrade et nous avons continué nos échanges. Il dessinait les bulles et j'adaptais le dialogue au format... c'était notre première BD, on avançait au feeling.
Un an plus tard ce sont les premières planches couleur et nous nous rencontrons enfin à Belgrade où il vivait avec sa femme et son beau-fils. Belgrade n'est pas loin de Sofia où j'avais déménagé.
Fin 2023 on a édité un petit tirage des cent premières pages. Puis on a choisi d'attendre que toutes les planches soient réalisées pour éditer l'ouvrage en un seul tome .
Mai 2026 :
le bébé fait 208 pages, format A4, une couverture souple avec rabat et pèse 780gr
APOSTASIA
Les nôtres et les autres
Gleb Pushev - Chichmanova
Que se passe-t-il quand votre monde s'écroule ...
Ex-URSS 1993. Pour les quatre familles qui cohabitent dans un appartement
communautaire, la démocratie a réveillé espoirs et démons. Leur ancien monde se
désintègre et laisse la place au capitalisme sauvage. Il n'est plus question
d'idéologie , mais de survie.
Les faibles disparaissent, les survivants renoncent au passé, les impitoyables
monteront dans le train de l'Histoire en écrasant ceux qui hésitent.
Ainsi commence le règne des impitoyables
Les auteurs
Gleb Pushev - Apostasia sera sa première BD éditée. Né en 1998 à Saint-Petersbourg, iI quitte la Russie en 2022 pour s'installer en Serbie, puis au Montenegro et en Bosnie, son nomadisme choisi n'est sans doute pas fini. Il
commence la scénarisation d'Apostasia en hiver 2021, puis s'attaque aux planches, format A3. iI a travaillé en parallèle sur un projet BD personnel racontant sa vie d'immigré à Belgrade pour Sophie P. une collectionneuse suisse . Il a réalisé plusieurs autres planches qu'il diffuse
sur internet. Il s'attaque aujourd'hui à la scénarisation d'un autre roman "Uchronies sibériennes" édité par les carnets de l'aléatoire en 2023, BD qui devrait paraître fin 2027.
Chichmanova - autrice du roman Apostasia d'où est tirée la BD, s'est chargée du texte et de l'édition. Franco-suisse née à Paris, elle a vécu en Russie de 1990 à 2023, photographe, pigiste, etc... a parcouru la Russie, la Sibérie et l'Asie centrale dans tous les sens, a ouvert une galerie d'art très peu mercantile à Paris, "l'Aléatoire" et une mini maison d'édition qui a édité en 2023 le premier tome d'Apostasia en petit format et tirage "familial". Elle habite aujourd'hui en Bulgarie où elle lance les éditions Tétragone.

L'HISTOIRE
Tout commence en hiver 1986, dans la cour d’un immeuble moscovite. Vera, une jeune maman alcoolique est en train d’accoucher dans la neige. Elle vit dans une Komunalka, un appartement communautaire. Les membres de la komunalka, qui
vivent comme une famille élargie, accueillent le nouveau né avec tendresse.
On les retrouve six ans plus tard, l’URSS n'existe plus, le capitalisme sauvage règne en maître et les «autres» ceux de l’autre coté du Mur, ont débarqué en Russie.
Le bébé a survécu, il s'appelle Spiridon. C’est une sorte de gavroche très naïf et curieux qui fouille les poubelles et les greniers à la recherche de trésors avec son copain Émile.
Le couple d’étrangers qui s’est installé dans l’appartement au dessus de la Kommunalka, va leur acheter pour quelques dollars une de leurs trouvailles, une collection de dessins qui va changer leur destin.
Tandis que les membres de la Komunalka se déchirent pour privatiser leur appartement, il devient clair que ces «griboullis » comme les appelle Spiridon valent une fortune, le petit milieu moscovite festif et cosmopolite où tous se connaissent va se les
disputer avec avidité.

